CHZ Lighting - Fabricant de lampadaires à LED et de projecteurs à LED depuis 2013
Les nuits urbaines brillent de bien plus que de simples lumières : elles incarnent une nouvelle forme d’intelligence intégrée aux infrastructures citadines. L’éclairage public moderne a évolué, passant d’un simple dispositif d’illumination à une plateforme de détection, de contrôle et de communication. Alors que les villes s’efforcent de devenir plus intelligentes et plus durables, les lampadaires équipés de la technologie LED jouent un rôle central et inattendu dans la mise en place de réseaux électriques intelligents et réactifs. Si vous vous êtes déjà demandé comment un lampadaire peut contribuer à l’équilibre de l’approvisionnement en énergie, à la réduction des émissions et à l’échange de données en temps réel, les informations qui suivent vous éclaireront et vous révéleront pourquoi les LED sont une pierre angulaire des initiatives de réseaux intelligents.
Que vous soyez urbaniste, professionnel des services publics, fournisseur de technologies ou simplement curieux de comprendre l'intersection entre aménagement urbain et systèmes énergétiques, cet article explique comment l'éclairage public LED contribue à l'intelligence, à la flexibilité et à la résilience des réseaux électriques modernes. Des économies d'énergie à la communication bidirectionnelle, l'histoire de l'éclairage public LED concerne autant le matériel que les systèmes et les politiques qui permettent aux villes d'agir et de réagir avec précision.
Intégration avec l'infrastructure Grid
L'éclairage public à LED offre bien plus qu'un éclairage écoénergétique ; il constitue un élément modulaire de l'infrastructure distribuée d'une ville et peut être intégré au réseau électrique d'une manière impossible avec les systèmes d'éclairage traditionnels. L'intégration commence par l'interface physique : les LED consomment moins d'énergie et présentent des profils de charge prévisibles, ce qui simplifie leur intégration par les gestionnaires de réseau dans la conception des lignes de distribution et les modèles de prévision de la charge. Contrairement aux anciennes lampes à sodium ou aux halogénures métalliques, qui nécessitaient de longs temps de préchauffage et présentaient une consommation d'énergie variable, les LED réagissent instantanément aux commandes électroniques, permettant ainsi aux gestionnaires de réseau de programmer les horaires d'éclairage et les profils de gradation en fonction des conditions du réseau.
Une intégration plus poussée est obtenue lorsque les luminaires LED sont équipés de contrôleurs, de capteurs et de modules de communication. Ces dispositifs permettent une interaction bidirectionnelle entre les lampadaires et les systèmes de gestion centralisés. Par exemple, un centre de contrôle municipal peut ajuster à distance l'éclairage de certains quartiers lors des pics de consommation, réduisant ainsi la consommation non essentielle sans compromettre la sécurité. Réciproquement, les lampadaires peuvent communiquer leur état (tension, courant, température, état des ampoules) aux fournisseurs d'énergie, offrant une surveillance distribuée qui améliore la connaissance de la situation. Cette intelligence distribuée contribue à la détection des pannes et à un diagnostic plus rapide des défauts : si plusieurs lampadaires adjacents s'éteignent ou présentent une anomalie de tension, le système peut signaler une panne locale ou un problème de ligne avant même que les usagers ne contactent le service.
L'intégration implique également l'harmonisation de l'éclairage LED avec les ressources énergétiques distribuées (RED) et le stockage d'énergie. Les charges LED peuvent être modulées ou réduites dans le cadre de programmes de gestion de la demande grâce à leur faible latence et à l'absence de cycles marche/arrêt fréquents. Dans les quartiers équipés de panneaux solaires photovoltaïques ou de batteries communautaires, les systèmes LED peuvent être coordonnés pour aligner la consommation locale sur la production solaire, absorbant les surplus en milieu de journée ou réduisant la consommation en cas de déficit. De plus, les lampadaires LED peuvent fonctionner sur des sources d'énergie alternatives (batteries de secours, micro-réseaux ou microgénération d'énergie renouvelable), assurant ainsi un éclairage de secours en cas de panne du réseau principal. Cette capacité est particulièrement précieuse dans les zones critiques et pour la sécurité publique en situation d'urgence.
Du point de vue des normes, l'intégration requiert l'interopérabilité entre les contrôleurs d'éclairage et les plateformes de gestion des réseaux électriques. Cette interopérabilité est assurée par des protocoles ouverts et des cadres de villes intelligentes. L'adoption d'interfaces standardisées pour la télémétrie et le contrôle réduit la dépendance vis-à-vis des fournisseurs et permet aux gestionnaires de réseaux d'étendre leurs systèmes à l'ensemble de leur territoire. L'intégration offre également des possibilités de regroupement de charges : un gestionnaire de réseau peut considérer des groupes de luminaires LED contrôlables comme une ressource unique et flexible pour les services réseau, en participant à la régulation de fréquence ou aux marchés auxiliaires. En bref, l'intégration de l'éclairage public LED transforme ces luminaires, de simples consommateurs d'énergie passifs, en nœuds actifs et contrôlables qui contribuent à stabiliser et à optimiser le réseau électrique.
Efficacité énergétique et réponse à la demande
La technologie LED est synonyme d'efficacité énergétique : elle convertit une plus grande proportion d'énergie électrique en lumière visible que les sources d'éclairage traditionnelles, ce qui réduit la consommation et les coûts d'exploitation. Mais au-delà de cette efficacité intrinsèque, l'éclairage public LED offre de nouvelles possibilités de gestion de la demande, essentielles à la gestion moderne des réseaux électriques. Grâce à leur grande précision de variation d'intensité et à leur mise en marche quasi instantanée, les LED permettent aux fournisseurs d'énergie et aux collectivités de les utiliser comme charges flexibles pour lisser les pics de consommation, participer à des programmes de gestion de la demande et mettre en œuvre des stratégies de tarification en fonction des heures d'utilisation, afin d'adapter la consommation aux profils de production.
La gestion de la demande en éclairage public fonctionne à plusieurs niveaux. Dans sa forme la plus simple, un contrôleur centralisé peut réduire l'éclairage non essentiel lors des pics de tension sur le réseau, diminuant ainsi la charge globale tout en garantissant la sécurité grâce à des seuils de gradation adaptatifs. Des approches plus sophistiquées font appel à une gradation dynamique qui réagit en temps réel aux signaux du gestionnaire de réseau. Par exemple, en cas de chute brutale de la production d'électricité, des signaux peuvent être envoyés pour réduire l'éclairage des lampadaires périphériques afin de préserver la capacité des infrastructures critiques. Inversement, en période de surproduction – par exemple lorsque la production photovoltaïque est élevée – l'éclairage public peut être légèrement renforcé ou utilisé pour recharger les dispositifs de stockage d'énergie connectés, permettant ainsi une meilleure utilisation des énergies renouvelables.
L'éclairage public LED favorise également le regroupement de la demande locale. Les quartiers équipés de luminaires intelligents peuvent être intégrés à des centrales électriques virtuelles (CEV) qui permettent de réduire la charge sur le réseau de manière prévisible et contrôlable. Ces ressources agrégées peuvent participer aux marchés d'équilibrage ou fournir des services auxiliaires, générant ainsi des revenus qui compensent les dépenses d'exploitation municipales. Grâce à la fiabilité des LED et à leur contrôle précis, les fournisseurs d'énergie peuvent compter sur elles, avec un faible risque d'usure mécanique lié à des cycles d'allumage et d'extinction fréquents.
Au-delà des incitations économiques, la gestion de la demande par l'éclairage LED contribue à la stabilité du réseau et à la réduction des émissions. En évitant ou en retardant le recours aux centrales de pointe – souvent alimentées par des combustibles fossiles – lors des pics de consommation, les mesures de gestion de la demande réduisent les émissions de gaz à effet de serre et les coûts d'exploitation. De plus, les stratégies de gradation peuvent être optimisées grâce aux données issues des capteurs piétons et véhicules afin de garantir la sécurité tout en maximisant les économies. Ces systèmes d'optimisation permettent de cibler les réductions de consommation d'énergie là où elles sont les moins perturbatrices, intégrant ainsi sécurité publique, satisfaction du public et avantages pour le réseau dans un programme cohérent.
Enfin, l'efficacité énergétique et la gestion de la demande grâce à l'éclairage public sont rendues possibles par les politiques et la tarification. Les régulateurs et les fournisseurs d'énergie doivent créer des cadres qui reconnaissent la flexibilité de la demande agrégée comme un service précieux pour le réseau. Des incitations, des indicateurs de performance et des normes de vérification contribuent à garantir que les stratégies de variation d'intensité et de contrôle apportent des avantages vérifiables au réseau. En résumé, l'éclairage public à LED offre un outil pratique et évolutif pour la gestion de la demande, enrichissant ainsi la palette d'outils à la disposition des gestionnaires de réseau dans un écosystème énergétique en voie de décarbonation.
Communication de données et connectivité IoT
Au cœur de la transformation des réseaux électriques intelligents se trouvent les données : en temps réel, précises et exploitables. Les lampadaires LED équipés de capteurs et de modules de communication s’intègrent à un réseau urbain d’objets connectés (IoT), relayant les données télémétriques et recevant des commandes. Cette connectivité transforme chaque luminaire en un centre de microdonnées : surveillance des conditions environnementales, transmission des indicateurs de qualité de l’énergie et même rôle de relais pour d’autres dispositifs de la ville intelligente. L’infrastructure de communication peut être filaire ou sans fil, exploitant des technologies allant de la communication par courant porteur en ligne (CPL) et des réseaux cellulaires aux protocoles maillés comme LoRaWAN ou Zigbee, chacune présentant des avantages et des inconvénients en termes de bande passante, de portée, de latence et de coût.
La télémétrie des lampadaires LED comprend la consommation d'énergie, les fluctuations de tension, l'état des lampes et les conditions ambiantes. Ces données permettent aux gestionnaires de réseau d'effectuer des analyses quasi temps réel, identifiant des tendances telles que des baisses de tension récurrentes pouvant indiquer une surcharge des lignes ou des pannes intermittentes. Combinées aux données spatiales, elles permettent de cartographier les zones problématiques et de planifier des améliorations ciblées des infrastructures. Cette même télémétrie facilite également la maintenance prédictive : en analysant les tendances de consommation de courant, les signatures thermiques ou les diagnostics des drivers, les opérateurs peuvent anticiper les pannes de lampes, planifier la maintenance afin d'optimiser les équipes et de minimiser les interruptions de service.
Au-delà de la télémétrie, la communication bidirectionnelle permet des stratégies de contrôle telles que la variation dynamique d'intensité, la programmation des cycles d'allumage/extinction et les interventions d'urgence. Cette fonctionnalité favorise des réponses coordonnées aux incidents sur le réseau électrique. Par exemple, lors d'une alerte critique, les opérateurs peuvent immédiatement réduire ou désactiver l'éclairage non essentiel dans des zones spécifiques, tout en maintenant un éclairage optimal pour les hôpitaux et les infrastructures critiques. La communication ouvre également la voie à un contrôle décentralisé, où les dispositifs périphériques prennent des décisions locales en fonction des données des capteurs : un luminaire peut s'éclairer davantage lorsqu'il détecte la présence de piétons et s'atténuer lorsque la zone est vide, améliorant ainsi l'efficacité énergétique sans supervision centralisée constante.
La connectivité IoT des lampadaires LED permet également des applications interdomaines, transformant le réseau d'éclairage en une plateforme pour d'autres services. Des caméras et des capteurs de qualité de l'air fixés aux poteaux peuvent transmettre des données pour la sécurité publique et la surveillance environnementale. Les réseaux maillés formés par les lampadaires peuvent étendre la connectivité municipale aux zones mal desservies, servant de liaison de secours pour les applications à faible bande passante ou les communications d'urgence. Cependant, cette connectivité accrue implique la nécessité d'une cybersécurité et d'une gouvernance des données robustes. Les services publics et les villes doivent établir des normes de communication sécurisées, le chiffrement et la gestion des identités pour se protéger contre les accès non autorisés et les falsifications, car des réseaux d'éclairage public compromis pourraient constituer un point d'entrée vers des infrastructures plus vastes.
Enfin, l'interopérabilité et les normes ouvertes sont essentielles pour exploiter pleinement le potentiel de l'Internet des objets (IoT) basé sur les LED pour les réseaux intelligents. Lorsque les appareils de différents fournisseurs communiquent de manière fluide, les villes peuvent déployer des solutions à grande échelle et intégrer plus facilement des services tiers. Les plateformes de données qui normalisent et analysent les informations provenant de ces appareils permettent aux fournisseurs d'énergie de transformer les données télémétriques brutes en informations opérationnelles, améliorant ainsi la prise de décision aux niveaux stratégique et tactique. De cette façon, la communication de données transforme les lampadaires LED, d'éléments isolés, en nœuds coordonnés d'un système énergétique réactif et piloté par les données.
Éclairage adaptatif et résilience du réseau
L'éclairage adaptatif – la capacité de moduler l'intensité lumineuse en fonction des besoins, du contexte ou des conditions environnementales – est un atout majeur des lampadaires LED pour renforcer la résilience du réseau électrique. Alors qu'auparavant l'éclairage public suivait des horaires fixes, les systèmes modernes s'adaptent en temps réel à la circulation, à la présence de piétons, aux conditions météorologiques et aux situations d'urgence. Cette flexibilité permet de réduire la consommation d'énergie inutile et de créer un écosystème d'éclairage urbain plus résilient, capable de réagir aux perturbations du réseau et de garantir la sécurité publique même en cas de conditions difficiles.
La résilience repose sur un contrôle précis. L'intelligence embarquée des luminaires leur permet de réagir localement aux données des capteurs, sans attendre de directives centralisées. Par exemple, les détecteurs de mouvement peuvent augmenter l'intensité lumineuse pour améliorer la visibilité lors de la détection de piétons ou de cyclistes, puis revenir à un niveau de base inférieur. Cette autonomie locale est essentielle en cas de perturbations du réseau électrique ou de coupures de communication ; l'éclairage peut ainsi continuer à fonctionner en toute sécurité et de manière écoénergétique, même si les systèmes centralisés sont indisponibles. De plus, le comportement adaptatif peut être optimisé pour des objectifs de résilience spécifiques, comme la priorisation de l'éclairage des couloirs desservant les hôpitaux et les services d'urgence lors de pannes de courant.
L'éclairage public à LED contribue également à la résilience grâce à sa compatibilité avec les solutions d'alimentation de secours. De nombreux luminaires modernes peuvent être associés à des batteries ou connectés à des micro-réseaux, ce qui leur permet de fonctionner indépendamment du réseau principal pendant de longues périodes. Lors d'orages ou d'autres événements perturbant la distribution d'électricité, ces luminaires peuvent fournir un éclairage essentiel aux services d'urgence et aux points de rassemblement. Dans certaines configurations, l'infrastructure d'éclairage public peut contribuer à la gestion des cycles de charge et de décharge du stockage distribué, en absorbant la consommation d'énergie en cas de surplus de production et en la réduisant en cas de pénurie.
De plus, l'éclairage adaptatif facilite la gestion des catastrophes et le rétablissement du réseau. Les gestionnaires de réseau et les autorités municipales peuvent reconfigurer les réseaux d'éclairage pour guider les évacuations, signaler les dangers ou économiser l'énergie dans les zones sinistrées. Le contrôle en temps réel offert par les systèmes LED permet une réaffectation rapide des ressources là où elles sont le plus nécessaires. Grâce aux capacités d'enregistrement des données des luminaires intelligents, l'analyse post-événement est plus précise : les opérateurs peuvent identifier les zones touchées par des problèmes de qualité de l'alimentation, mesurer la durée des pannes et corréler le comportement de l'éclairage avec d'autres indicateurs de performance des infrastructures afin d'améliorer la préparation aux futures situations d'urgence.
L'intégration de l'éclairage public dans une planification globale de la résilience exige des voies de communication robustes, des règles de priorité clairement définies et des protocoles opérationnels précis. Les villes doivent déterminer les zones prioritaires en matière d'alimentation ou d'éclairage de secours et fixer des seuils pour les transitions automatiques entre les modes. Ces politiques, associées au déploiement technologique, garantissent que l'éclairage adaptatif constitue un outil efficace pour maintenir la sécurité et la continuité du service en situation de crise. En réduisant la dépendance au contrôle centralisé, en favorisant l'intelligence locale et en assurant la compatibilité avec l'alimentation de secours, les lampadaires LED renforcent considérablement la capacité d'une ville à résister aux perturbations du réseau et à s'en remettre.
Avantages économiques et environnementaux
L'adoption de l'éclairage public à LED génère des économies substantielles et des gains environnementaux concrets, bénéfiques pour les budgets municipaux et les objectifs climatiques. D'un point de vue purement comptable, les LED permettent de réduire immédiatement les factures d'électricité. Leur efficacité lumineuse supérieure se traduit par une consommation d'énergie moindre pour une visibilité équivalente, et leur durée de vie plus longue diminue les coûts de maintenance et de remplacement. Les municipalités constatent souvent un retour sur investissement rapide lors de la modernisation de leurs installations existantes avec des LED, notamment grâce à la réduction des coûts de main-d'œuvre liés au remplacement des ampoules et à la baisse des dépenses d'approvisionnement en énergie.
Au-delà des économies d'énergie, les fonctionnalités intelligentes des systèmes LED génèrent des sources de valeur économique supplémentaires. La surveillance à distance réduit le besoin de rondes régulières, tandis que la maintenance prédictive évite les réparations d'urgence, plus coûteuses. Les stratégies de gradation dynamique permettent de réduire davantage les dépenses d'exploitation en adaptant l'éclairage aux besoins réels plutôt qu'en suivant des programmes prédéfinis. La participation aux marchés de la gestion de la demande ou des services auxiliaires peut générer des revenus ou compenser les coûts de gestion du réseau, transformant ainsi une dépense municipale en une source de revenus potentielle.
Sur le plan environnemental, le passage à l'éclairage public LED contribue significativement à la réduction des émissions. La diminution de la consommation d'électricité se traduit par une moindre combustion de combustible dans les centrales électriques, réduisant ainsi les émissions de dioxyde de carbone et d'autres polluants. Associée à une gestion flexible de la demande, qui facilite l'intégration des énergies renouvelables variables, l'éclairage LED contribue à réduire les émissions marginales liées à la satisfaction des pics de consommation. Dans les régions où les énergies renouvelables sont largement répandues, l'éclairage adaptatif peut être synchronisé avec l'offre du réseau afin d'optimiser l'utilisation de la production d'énergie propre et de réduire la dépendance aux centrales de pointe fonctionnant aux combustibles fossiles.
Il existe également des avantages environnementaux indirects. Les systèmes d'éclairage intelligent peuvent intégrer des capteurs qui collectent des données sur la qualité de l'air, le bruit et la circulation, permettant ainsi une meilleure planification urbaine et une surveillance environnementale accrue. Un meilleur contrôle de l'éclairage réduit la pollution lumineuse et l'éblouissement, ce qui est bénéfique pour les écosystèmes et la santé humaine. De plus, en permettant de meilleures stratégies d'éclairage de secours et d'intervention en cas de tempête, les LED peuvent réduire les impacts environnementaux liés à la logistique et au rétablissement après une catastrophe.
Pour tirer pleinement parti de ces avantages économiques et environnementaux, les municipalités devraient adopter des stratégies d'approvisionnement intégrées prenant en compte les coûts du cycle de vie, les normes ouvertes d'interopérabilité et les mécanismes de financement tels que les contrats de performance énergétique. Les subventions, les rabais des fournisseurs d'énergie et les obligations vertes peuvent contribuer à lever les obstacles financiers initiaux. Des indicateurs de performance transparents et un système de rapports réguliers garantissent la responsabilisation et contribuent à maintenir le soutien du public. En effet, l'éclairage public à DEL ne se limite pas à un simple changement de technologie ; il constitue une plateforme permettant de réaliser des économies mesurables et des améliorations environnementales qui alignent les opérations municipales sur les objectifs de développement durable.
Défis liés à la mise en œuvre et considérations politiques
Malgré ses avantages indéniables, le déploiement de l'éclairage public LED dans le cadre des initiatives de réseaux intelligents soulève des défis techniques, organisationnels et politiques qui requièrent une attention particulière. L'un des obstacles techniques réside dans l'interopérabilité : les municipalités sont souvent confrontées à une grande hétérogénéité des luminaires et des systèmes de contrôle provenant de différents fournisseurs. En l'absence de normes ouvertes, les intégrations peuvent se fragmenter, entraînant une dépendance vis-à-vis du fournisseur et des coûts plus élevés à long terme. Le choix de systèmes compatibles avec des protocoles de communication standardisés et dotés de composants modulaires réduit le risque d'obsolescence et facilite les mises à niveau futures.
La cybersécurité est une autre préoccupation majeure. À mesure que les luminaires deviennent des dispositifs connectés, ils constituent des vecteurs d'attaque potentiels susceptibles de compromettre les systèmes adjacents au réseau électrique. La sécurisation des canaux de communication, la mise en œuvre d'une authentification forte et la mise à jour régulière des micrologiciels sont des pratiques essentielles. Les villes doivent disposer de politiques de cybersécurité adaptées à leurs technologies opérationnelles et se coordonner avec les fournisseurs d'énergie et les prestataires de services publics afin de garantir le respect des meilleures pratiques et des exigences réglementaires.
Les cadres politiques et réglementaires jouent également un rôle déterminant dans l'adoption de l'éclairage adaptatif. Les fournisseurs d'énergie et les organismes de réglementation doivent reconnaître les charges d'éclairage distribuées et contrôlables comme des acteurs légitimes du réseau électrique et mettre en place des mécanismes de compensation lorsque les villes fournissent des services de réseau. Les politiques d'autorisation et d'approvisionnement devraient privilégier les systèmes offrant une transparence en matière de performances, d'impacts environnementaux sur l'ensemble du cycle de vie et de coût total de possession. Les règlements d'urbanisme et d'éclairage pourraient nécessiter une mise à jour afin de refléter les capacités de l'éclairage adaptatif, en conciliant sécurité, esthétique et protection de l'environnement tout en permettant un contrôle dynamique.
Les modèles de financement peuvent constituer un obstacle ou un atout. Les coûts initiaux des rénovations et des infrastructures de contrôle intelligentes peuvent s'avérer prohibitifs pour les municipalités aux ressources limitées. Des financements innovants, tels que les modèles d'énergie en tant que service, les partenariats public-privé et les contrats de performance énergétique, peuvent atténuer les contraintes de capital en liant les paiements aux économies réalisées. Des protocoles de mesure et de vérification clairs sont essentiels pour ces dispositifs financiers, afin de garantir la concrétisation des économies d'énergie et de maintenance promises.
Il est essentiel de ne pas négliger la participation du public et les considérations sociales. Les stratégies de gradation et le déploiement de capteurs peuvent susciter des inquiétudes quant à la sécurité, la surveillance et le respect de la vie privée. Une communication transparente sur le fonctionnement des systèmes, les données collectées et leur protection favorise la confiance. Impliquer les communautés dès les premières étapes de la planification permet d'adapter les politiques d'éclairage aux besoins locaux et de limiter les réticences.
Enfin, les compétences de la main-d'œuvre sont essentielles : la maintenance et l'exploitation des systèmes d'éclairage intelligent requièrent de nouvelles compétences en analyse de données, en gestion de réseaux et en cybersécurité. Investir dans la formation et nouer des partenariats avec les établissements d'enseignement locaux contribue à développer le capital humain nécessaire au maintien de ces systèmes. Relever ces défis de mise en œuvre grâce à des achats judicieux, des politiques solides et l'implication des parties prenantes est indispensable pour exploiter pleinement le potentiel des lampadaires LED comme moteurs de la transformation des réseaux intelligents.
En résumé, l'éclairage public à LED est un atout majeur pour des réseaux électriques plus intelligents, plus résilients et plus durables. Grâce à un éclairage écoénergétique, un contrôle précis et une connectivité riche en données, les luminaires intelligents transforment les infrastructures passives en actifs dynamiques pour le réseau. Ils contribuent à la gestion de la demande, facilitent l'intégration avec la production et le stockage décentralisés, améliorent la visibilité opérationnelle et renforcent la sécurité et la résilience en milieu urbain.
Le passage des projets pilotes à des déploiements à l'échelle de la ville nécessite de prendre en compte l'interopérabilité, la cybersécurité, le financement et la reconnaissance réglementaire. Grâce à une planification rigoureuse, à l'implication des citoyens et au respect des normes ouvertes, les villes peuvent tirer parti de l'éclairage public LED comme plateforme évolutive pour les initiatives de réseaux intelligents. Il en résulte une convergence concrète des services municipaux et de la gestion de l'énergie, bénéfique aux citoyens, aux services publics et à l'environnement.
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